Respecter les codes

Pendant cette période difficile où s’alternent confinement, restrictions, couvre-feu…, de nouvelles amitiés naissent à l’école.

Les enfants vont les uns vers les autres en fonction d’autres choses qui les attirent habituellement. Bref, ma fille s’est liée d’amitié avec une élève d’une autre classe, une plus grande.

Un soir en sortant, elle accourt et me demande de l’inviter à une soirée pyjama! elles avaient fait leur plan trop génial pour la soirée!

J’ai dit : “Ouh la on va se calmer, déjà c’est le confinement donc difficile de demander ça à la maman. Et puis on ne la connaît pas. Peut-être faudrait-il d’abord commencer par l’inviter à passer une après-midi à la maison? Et la maman ne voudra certainement pas…” 

Je me sentais gênée de demander cela à la maman , alors qu’au fond ça m’était égal que cette enfant vienne à la maison. Pourquoi étais-je gênée ? Et pourquoi pensais-je que cette maman devait elle aussi se trouver dans la même situation?

Oui pourquoi?

La programmation

Parce que nous avions été programmées elle et moi par notre éducation sur “la façon de faire”.

Donc voilà le discours que j’ai servi bêtement à ma fille.

Puis je me suis avancée vers la maman pour me présenter et comme je m’y attendais, elle m’a appuyée sur mon pseudo-discours.

J’ai respecté des “codes”, ceux de mon éducation, ceux du programme qui m’a été inculqué. Et l’autre maman y a répondu parfaitement en corroborant mes paroles.

Les enfants eux sont dans la spontanéité : “pourquoi ne pas l’inviter puisque ça me fait plaisir !!!??”

Nous, adultes, nous sommes dans les règles et notamment celle de  “on n’invite pas une personne à dormir sans l’avoir d’abord invitée un après-midi voire plusieurs”.

Pourquoi avons-nous des codes?

C’est ça qui nous tue les adultes, nous ne sommes plus dans nos rêves d’enfants. Nous sommes dans la codification. Mais ce qui la faisait kiffer elle, c’était l’inviter à dormir pour une soirée pyjama !!! 

Mon éducation, notre éducation nous a “appris” les choses à faire quand on est “bien élevé”, et ainsi on tue nos rêves. On ne fait plus rien dans la spontanéité et selon nos envies, mais selon un code que tout le monde respecte.

Et ce que nous faisons de pire encore c’est que nous inculquons ces mêmes règles à nos enfants, ces règles qui feront d’eux des personnes “comme il faut” mais prisonnières de cette programmation. Il ne seront pas libres de faire les choix qui les font vraiment vibrer. Il feront des choix en fonction de ce qui est politiquement correct, en fonction de “ce qui se fait” dans la famille ou de ce qui ne se fait pas justement. Des choix comme des études rassurantes mais pas enrichissantes, ou alors de longues études qui paieront mais ennuieront, des choix de raison et non des choix de cœur.

Et les choix de raison ne rendent pas heureux, il nous font subir une vie que l’on n’a pas choisi. 

Là on met le doigt sur ce qui peut être le drame d’une vie, passer à côté de sa vie. Nous empruntons à nos parents de fausses vérités que nous croyons être les nôtres. 

C’est l’histoire de ma vie jusqu’à mes 4 4ans. Durant 20 ans en tant que professeur des écoles et jusqu’à ce que je comprenne que j’avais subi ma vie, que je trouve les ressources, le courage, la confiance en moi et la façon de me déprogrammer pour me reprogrammer selon mes désirs.

Se déprogrammer pour se reprogrammer, déjouer les codes de l’éducation et de la société

Alors il faut être prudent dans l’éducation des enfants, veiller à leur laisser le choix n’est pas chose facile, surtout lorsqu’on veut les accompagner, car l’accompagnement est aussi important. L’idéal est d’arriver à leur donner les outils utiles pour qu’ils soient en mesure de décider seuls, d’être responsables de leur vie et de leurs décisions.

L’école des parents n’existe pas, il y a seulement des expériences, bonnes ou mauvaises, des outils testés par d’autres et partagés …

Nous devons déjouer nos propres clichés, nos fausses croyances et automatismes sur l’éducation pour pouvoir les aider efficacement. 

Et surtout nous devons nous permettre avant toute chose de sortir nous-même de cette programmation pour en créer une nouvelle, à notre image. Nous avons le droit, quelque soit notre âge et notre parcours de kiffer notre vie !

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