Les études en confinement

Pendant le premier confinement, ma fille aînée a dû passer tous ses examens depuis la maison avec son ordinateur. Je vous assure que cela implique un stress supplémentaire pour eux.

Oui, on  a l’impression que c’est plus facile à la maison mais pas du tout. A la maison, les jeunes sont isolés les uns des autres. Même s’ils communiquent à fond via les réseaux sociaux, être face à son ordi, ne pas pouvoir capter la réaction des autres quand les sujets sont distribués dans une salle d’examen, c’est un stress supplémentaire.

En effet, on ne peut pas comparer sa propre réaction à celle des autres et se rassurer. Je développe : les feuilles sont distribuées, on regarde autour, les copains sont paniqués. Dans leur tête ça veut dire, je vais paniquer aussi mais bon si je me plante c’est pas grave, les autres aussi ont l’air de trouver ça terrible. 

C’est bien-sûr une mauvaise réaction car ils doivent apprendre par eux-même, trouver des solutions par eux-même et non pas par rapport aux autres. Ce n’est pas parce que tout le monde se plante que j’ai le droit de me planter. 

En revanche, j’ai le droit de me planter si j’ai donné tout ce que je suis en mesure de donner et que cela n’a pas suffit.

J’apprends de mes erreurs et je recommence.

L’examen

Bref, l’examen du jour est en finance. 4h sous tension, avec des formules mathématiques à faire sur écran, juste carrément moins rapide et facile que sur papier. Elle est concentrée à fond, le résultat de cet examen final conditionnera son GPA, c’est-à-dire la catégorie dans laquelle elle sera classée pour choisir ses matières futures et ses choix de lieu d’étude, car elle veut partir 2 ans à l’étranger. Donc énorme pression pour elle, son année se joue… selon elle. 

Les heures passent, elle enchaîne les exercices, boucle le tout et valide son travail en appuyant sur un bouton magique “submit”. Ouf, elle est soulagée, et surtout très contente de son travail, elle est sûre d’elle, ça la rassure.

Notre vie reprend son cours

L’examen est terminé. Nous sommes samedi, il y a “The voice kids” à la télé. Nous sommes toutes les trois assises devant la télé, plateau repas devant nous. On kiffe ces soirées car nous regardons très peu la télévision. Cette émission, c’est du divertissement, avec la possibilité d’écouter de sublimes voix qui font passer une émotion intense. Je pleure régulièrement devant ces enfants dont le don est de faire passer des émotions par la voix. Chaque enfant, chaque personne a un don, certains sont évidents et les individus s’en serviront pour s’épanouir.

D’autres beaucoup moins, et les gens passeront à côté toute leur vie, et subiront sûrement le reste de leur vie à faire quelque chose qui ne les fait pas kiffer. Mais c’est un autre sujet…

Il est 21h50, Alyssia se lève et en profite pour passer dans sa chambre éteindre son ordi qui était resté allumé. Elle disparaît pendant que nous écoutons une jeune fille, qui soit dit en passant ne casse pas trois pattes à un canard.

Et là j’entends un hurlement. Je me précipite, évidemment. Je la vois en panique devant son ordi qui répète “mais non c’est pas possible, mais non c’est pas possible”.

Le moment où tout bascule

Je ne comprends rien. Je l’interroge mais ça l’énerve. Elle n’arrive pas à m’expliquer, elle est en panique totale. Elle sort des bouts de phrase du style “ça ne s’est pas enregistré. Ça n’a pas marché, Mon Dieu MAMAN comment vais-je faire? C’est tout gâché! “

Elle crie, puis soudain elle réalise, et elle s’effondre en pleurant “j’ai gâché toute mon année, c’est fini, c’est trop tard….”. Des hurlements de désespoir.

Connaissez vous les cris de désespoir de vote enfant? ils vous glacent le sang et vous pétrifient de peine. 

Je comprend que c’est très grave pour elle, et je finis par avoir les explications en acceptant de me faire crier dessus car son désarroi est tel qu’elle ne sait pas comment gérer cette émotion. Alors elle s’en prend à moi, “tu comprends rien” dit-elle en boucle, “c’est fini tout est gâché”, alors que je tente de lui dire que ce n’est rien et que nous allons trouver une solution. 

Que s’est il passé?

L’explication la voilà : en voulant éteindre son ordinateur elle s’est rendue compte qu’elle avait oublié de mettre son numéro d’étudiante car les copies sont anonymes. Mais cet oubli a engendré une suspension de l’envoi du devoir, enfin c’est ce que nous supposons. Le temps imparti pour rendre la copie était dépassé de 2h, et le devoir était là, sous ses yeux, en suspens entre son serveur et celui de l’école. 

Elle avait travaillé pendant 4h, avait terminé 4h avant la fermeture du serveur et rien n’avait fonctionné. On allait penser qu’elle n’avait pas fait son partiel, c’était la fin. 

Mais moi je ne pense jamais que c’est la fin, moi je pense que

il y a toujours une solution, et que s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème.

C’est ma phrase clé, la phrase qui m’accompagne chaque jour pour tout régler. 

Reprendre confiance

Je me voulais rassurante dans mes paroles en étant d’un calme irréprochable.

Je lui disais qu’il n’y avait aucune raison que nous n’arrivions pas à résoudre ce malentendu étant donné qu’elle était de bonne foi et qu’il s’agissait d’un problème technique. 

Nous allions trouver une solution, mes paroles et mon attitude ne laissaient aucun doute à cela. Il fallait qu’elle s’apaise et garde la maîtrise d’elle. Il fallait qu’elle reprenne confiance. 

Très sincèrement au fond de moi, rien ne m’agitait , j’étais intimement convaincue que nous ne pouvions que trouver une solution.

Gérer une situation de panique

Voilà comment je traite chaque problème :

Tout d’abord un temps où l’on se calme pour reprendre ses esprits et être efficace. Cela passe donc par des exercices de respiration.

➡ La respiration est la solution de quasiment toutes les situations.

Ensuite, très simplement je lui ai demandé de m’expliquer le cheminement de toutes ses actions depuis le début avec le plus de précisions possibles afin de faire un état des lieux. 

Puis j’entrepris de traiter les choses les une après les autres dans leur ordre d’importance, en commençant par le plus important et urgent bien-sûr. 

Dans le cas présent j’ai envoyé des mails aux personnes susceptibles d’intervenir, avec des captures d’écran à l’appui, des explications ouvertes et honnêtes etc… La communication et la bonne foi sont de rigueur dans ce genre de problème et je n’avais pour cela aucun doute de la réceptivité de mes interlocuteurs. J’ai fait de plus un peu usage de stratégie de communication et de psychologie sociale, ça aide dans ce cas précis. 

Enfin bref peu importe quelles ont été nos démarches pour ce cas présent, ce qu’il faut retenir est qu’il ne faut jamais paniquer et procéder méthodiquement. Ne pas agir dans l’urgence en paniquant.

Effets dévastateurs de la panique et du stress

La panique n’arrange rien, elle accélère notre rythme cardiaque. Toutes les pensées affluent en même temps dans notre tête, on est dépassé, la terre s’ouvre sous nos pieds et nous nous laissons engloutir sans réagir. Il se passe la même chose devant la feuille blanche, le trou noir lors d’un examen oral, un emploi du temps trop chargé et des tonnes d’impératifs, le surmenage, un accident, etc… Toutes ces situations demandent de gérer les choses méthodiquement, en confiance, en pensant à respirer. 

Donc tout le contraire de ce que la majorité des jeunes gens font. 

Nous avons eu dans la foulée une réponse positive du directeur d’examen qui s’occupait de gérer ce problème, ce qui a entériné son apaisement. 

Il y a toujours une solution, et s’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème, pensez y.

Une petite astuce pour prendre du recul sur des situations de stress avec mes fameux bocaux, c’est ici ⬇⬇⬇

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